Le compte à rebours est lancé. Le président de la République, Brice Clotaire Oligui Nguema, a présidé une importante réunion de travail le 4 juillet 2025 à Libreville pour enclencher la première phase opérationnelle de l’interdiction d’importer du poulet à partir de 2027.
Adoptée en Conseil des ministres le 8 mai dernier, cette mesure vise à renforcer la souveraineté alimentaire du Gabon en réduisant la dépendance aux importations et en stimulant la production locale.
Sur instructions du chef de l’État, :six sites répartis sur environ 2 000 hectares ont été identifiés pour accueillir les futures fermes avicoles. Les travaux débuteront dès cette saison sèche, période propice aux grands chantiers. Le Génie militaire sera mobilisé pour les opérations de nivellement et de terrassement, première étape de la construction de ces infrastructures modernes et intégrées.
L’objectif est de relancer durablement la filière avicole nationale, de créer des emplois en zone rurale et d’assurer un approvisionnement local maîtrisé. Le recours massif aux importations, jugé coûteux et nuisible au tissu productif, est progressivement remis en question.
Le Gabon estvencore dépendant de l’extérieur pour une part importante de son alimentation, ce qui affecte son développement et creuse sa balance commerciale. Cette nouvelle orientation entend inverser la tendance.
L’État entend jouer un rôle moteur à travers des investissements ciblés et une planification rigoureuse. Cette dynamique pourrait également rassurer les investisseurs privés, en quête de visibilité et d’engagement public.
Le secteur avicole, longtemps marginalisé, est désormais au cœur de la transformation économique du pays. Avec cette décision, la bataille pour la souveraineté alimentaire est bel et bien engagée.
Clemy