Makokou : Oligui Nguema veut transformer la fête en levier de développement

Après la Nyanga l’an dernier, la fête de la Libération met le cap sur Makokou, dans l’Ogooué-Ivindo. Mais, au-delà du cérémonial, ce rendez-vous porte une ambition plus large celle de mettre la province en lumière, révéler ses atouts et donner un nouvel élan à son développement. Pour Brice Clotaire Oligui Nguema, le 30 août ne saurait être une simple parenthèse festive. Il doit, au contraire, ouvrir un nouveau chapitre pour l’Ogooué-Ivindo.

C’est dans cette perspective que, le 11 août à Libreville, le chef de l’État a reçu les notables, parlementaires, cadres et représentants des forces vives de la province. Cette rencontre a permis de préparer les célébrations, mais surtout d’en préciser la portée. Car, derrière l’organisation de la fête, se dessine déjà une question essentielle. Que restera-t-il de cette séquence nationale une fois les délégations reparties et les projecteurs éteints ?

Durant quelques jours, la capitale de l’Ogooué-Ivindo sera ainsi sous le regard du pays. Ses paysages, ses richesses naturelles, ses savoir-faire et ses potentialités économiques pourront bénéficier d’une visibilité accrue. Encore faut-il, désormais, transformer cette exposition en investissements, en activités et en opportunités concrètes pour les populations.

Dans le même temps, cette ambition prend appui sur 17 chantiers structurants engagés à Makokou et dans les quatre départements de la province. Leur avancement fait l’objet d’un suivi renforcé. Certains travaux doivent être réajustés, d’autres accélérés, tandis que les inaugurations seront organisées selon une programmation cohérente. Ainsi, la fête ne devrait pas seulement donner à voir des réalisations ; elle doit aussi servir de point d’appui à une dynamique appelée à se prolonger.

De ce fait, routes, équipements publics et aménagements urbains doivent produire des effets bien au-delà du 30 août. En améliorant les déplacements, les conditions de vie et l’attractivité du territoire, ces infrastructures peuvent contribuer à rapprocher l’Ogooué-Ivindo des grands circuits économiques nationaux. Dès lors, elles ne constituent plus un simple décor de circonstance, mais les premiers marqueurs d’une transformation appelée à s’inscrire dans le temps.

C’est précisément là que réside le véritable enjeu de cette célébration. D’un côté, la fête doit rassembler et célébrer la mémoire de la Libération. De l’autre, elle doit servir de levier pour accélérer l’action publique et donner à l’Ogooué-Ivindo une place plus visible dans la trajectoire de développement du Gabon. Autrement dit, le défi consiste à faire de quelques jours de célébration le point de départ d’une dynamique durable.

Ainsi, le 30 août, Makokou sera bien davantage qu’une ville en fête. Elle deviendra le théâtre d’une ambition présidentielle qui inscrit la transformation du Gabon dans ses territoires et fait du développement provincial une réalité tangible.

Ethan De Sillon

 

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