Ce mardi 11 août, Brice Clotaire Oligui Nguema a passé sa journée sur le terrain. De Libreville à Akanda, le chef de l’État a inspecté plusieurs chantiers routiers, équipements sportifs et projets d’aménagement urbain. Entre échanges avec les responsables techniques, discussions avec les riverains et applaudissements spontanés, cette tournée a donné à voir une capitale en pleine mutation, mais encore confrontée à de nombreux défis.
À mesure que le cortège présidentiel progresse, les habitants se rapprochent. Certains saluent, d’autres interpellent le chef de l’État. Des applaudissements accompagnent son passage. Oligui Nguema s’arrête, écoute, répond, puis reprend sa marche. Loin du protocole des bureaux, la scène est celle d’un président au milieu des chantiers et au contact direct de ceux qui en attendent les résultats.
Dans le 3ᵉ arrondissement, la première étape conduit sur l’axe Akémi–Ndjogoni, reliant le carrefour Léon-Mba à Montagne Sainte, Bessieux et la Cité Émeraude. Le parcours se poursuit vers Poste–Kosmopark, La Campagne et Atong-Abè. Petit-Paris , Gouvernorat. Sur ces axes longtemps marqués par les difficultés d’accès, les travaux commencent à modifier le paysage urbain. Chaussées rénovées, assainissement, parkings, abribus et espaces publics composent désormais un ensemble plus cohérent. La transformation ne porte donc plus seulement sur la circulation. Elle touche progressivement au cadre de vie.
Dans le 6ᵉ arrondissement, l’inspection se poursuit sur l’axe carrefour MCD–Bethsaïda, via Montalier et Nzeng-Ayong. Partout, le même constat. Les quartiers commencent à être mieux reliés. Pour les riverains, les effets sont immédiats. Les trajets sont plus fluides, certains secteurs se désenclavent et les déplacements deviennent moins pénibles. Mais les habitants n’hésitent pas non plus à faire remonter leurs préoccupations. Car une route neuve appelle déjà d’autres attentes. Eclairage, assainissement, sécurité, entretien et équipements de proximité.
Face aux responsables des entreprises, le chef de l’État adopte le même ton direct. Il demande où en sont les travaux, ce qui reste à réaliser et quels obstacles ralentissent leur progression. Son regard s’attarde sur une chaussée, un ouvrage ou un point d’aménagement. Une main désigne parfois une zone précise. Les responsables expliquent. Le président écoute, puis donne ses orientations.
À Akanda, sur l’axe Sherko–rond-point des 9 Provinces, en passant par la route de la Mosquée et le secteur situé derrière Le Délectable, une nouvelle séquence s’ouvre. Après avoir constaté les travaux réalisés, le président procède à la coupure symbolique du ruban. Mais il ne s’arrête pas à l’inauguration.
Il demande que les nouveaux aménagements soient pensés autour des usages. Des aires de jeux doivent ainsi compléter les espaces publics, tandis que des abribus modernes équipés du Wi-Fi sont envisagés. Une manière de rappeler qu’une politique urbaine ne se mesure pas seulement à la longueur des routes, mais aussi à la qualité des services qu’elle offre aux citoyens.
Sur le plateau sportif d’Akanda, l’accueil est particulièrement chaleureux. Des enfants entonnent l’hymne national. Le président les salue et échange avec eux. Quelques instants plus tôt, il discutait avec des techniciens ; le voilà au milieu de jeunes venus spontanément lui témoigner leur enthousiasme. La séquence résume à elle seule l’esprit de la tournée : des infrastructures, certes, mais surtout des lieux destinés à la population.
La visite se poursuit autour du Jardin botanique et du canal de Guégué, sur la promenade du Lycée national Léon-Mba. Le chantier, exécuté à 35 %, prévoit près de cinq kilomètres de voiries. Là encore, Oligui Nguema insiste sur les besoins du quotidien. Il demande notamment l’intégration d’un marché destiné aux femmes et d’espaces de restauration adaptés aux élèves.
Sur le front de mer, le projet change d’échelle. Protection du littoral, mobilité et embellissement sont associés dans un même programme. À terme, une promenade de 1,5 kilomètre, des espaces verts, un éclairage solaire, des kiosques commerciaux et des zones de stationnement doivent redessiner cette partie stratégique de la capitale.
À Mayena, le président s’arrête devant le futur complexe sportif. Basketball, fitness et musculation y sont réunis. Le chantier, réalisé dans le cadre de la Responsabilité sociétale des entreprises de Mika Service, affiche 80 % d’exécution et doit être livré avant la fin du mois d’août.
La tournée se poursuit sur les axes Mayena–Gué-Gué–Batterie 4, puis au rond-point du Camp de Gaulle. À chaque étape, les mêmes questions reviennent : avancement, qualité, délais, contraintes. Les responsables techniques rendent compte. Le chef de l’État vérifie, précise et fixe le cap.
Dernier arrêt, le futur Centre international de conférences Omar-Bongo-Ondimba. L’infrastructure doit renforcer la capacité du Gabon à accueillir de grands rendez-vous nationaux et internationaux. Elle s’inscrit dans une ambition plus large : faire du Grand Libreville une capitale mieux équipée et davantage en mesure de soutenir les ambitions du pays.
Derrière les ouvrages, la tournée met également en lumière les compétences mobilisées. Plus de 300 travailleurs participent aux chantiers, dont environ 200 Gabonais sur les deux principaux projets, sous la supervision d’un ingénieur en chef gabonais spécialisé en génie civil.
Au terme de cette journée, le contraste est saisissant. Les engins avancent, les quartiers changent d’allure et les populations applaudissent. Mais leurs attentes restent fortes. Elles veulent des infrastructures solides, entretenues et réellement adaptées à leur quotidien.
C’est tout l’enjeu de cette transformation. Le bitume n’est qu’un commencement. Pour produire un changement durable, il devra s’accompagner d’assainissement, d’équipements, de sécurité et d’un entretien régulier. Les populations, elles aussi, devront préserver ces nouveaux espaces et éviter les comportements susceptibles de les dégrader.
De Libreville à Akanda, cette journée aura donc été moins une simple visite qu’une immersion dans une ville en chantier. Entre les engins qui avancent, les responsables sommés de rendre compte et les habitants venus saluer le président, une même idée s’impose, la transformation du Grand Libreville commence à se voir.
Jean 1er
