Il est des rendez-vous qui, dans la vie d’un parti politique, dépassent leur cadre formel. Le séminaire de renforcement des capacités organisé le 5 septembre au 1er siège du 2e arrondissement de Libreville relève de ceux-là. Au-delà des communications et des échanges, cette rencontre a surtout mis en lumière une certaine conception du militantisme. Comprendre avant de convaincre, maîtriser avant de transmettre et s’organiser pour mieux agir.
Réunis à la permanence du commissaire politique Aurélien Ntoutoume Mebiame, les compagnons du 1 er siège ont consacré cette journée à l’organisation de l’Union démocratique des bâtisseurs (UDB), à ses orientations ainsi qu’aux réalisations enregistrées durant la Transition et la période post-électorale. Une démarche qui illustre la place accordée à la formation dans la structuration de la base militante.
Présent aux travaux, le commissaire politique Aurélien Ntoutoume Mebiame a donné aux échanges une portée à la fois politique et pédagogique. Son intervention a porté sur les exigences de l’engagement militant, la cohésion des structures et l’appropriation des fondamentaux du parti. Une exigence d’autant plus significative que la solidité d’une organisation politique se mesure aussi à sa capacité à inscrire sa présence dans la durée et à rester au contact du terrain.
La conduite des travaux a été assurée par le délégué de siège, le Compagnon Serge Junior Marius Maure Endamne, qui a coordonné les différentes séquences de la rencontre. À ses côtés, l’équipe du 1er siège a privilégié une démarche fondée sur la transmission, la responsabilisation et l’appropriation des outils nécessaires à l’action militante.
Le volet consacré au fonctionnement de l’UDB a été présenté par le Compagnon Jean Minto’o Asseko, suppléant du député du 1er siège du 2e arrondissement. Son exposé a porté sur la structure fonctionnelle du parti, ses statuts et son règlement intérieur. Au-delà du rappel des dispositions qui régissent l’organisation, il s’agissait surtout de permettre à chaque militant de mieux comprendre les mécanismes internes et les responsabilités qui en découlent.
Le Compagnon Leuzin Martial Eyenet Ntoutoume a, pour sa part, développé la vision du président fondateur et présenté les principales réalisations intervenues durant la Transition et la période post-électorale. Une communication qui a permis de rapprocher les orientations nationales de leur traduction concrète sur le terrain.
Dans cette perspective, plusieurs réalisations dans le 2e arrondissement ont été évoquées, notamment les travaux routiers, la réhabilitation de certaines voies et les opérations de bétonnage menées dans différents quartiers, parmi lesquels la Cité Émeraude et la cité administrative envoie de finition. Pour les participants, ces infrastructures constituent autant d’éléments concrets permettant d’apprécier la portée des politiques engagées et d’en restituer les enjeux auprès des populations.
Mais l’enjeu du séminaire dépassait le simple inventaire des réalisations. Il s’agissait surtout de donner aux militants les clés nécessaires pour comprendre les transformations engagées, en mesurer la portée et en parler avec davantage de précision. Autrement dit, transformer la connaissance en capacité d’action.
C’est là que se révèle la dynamique impulsée au 1er siège. La formation y apparaît comme un outil de structuration, la maîtrise des textes comme un facteur de responsabilisation et la proximité avec les populations comme le véritable espace d’expression du militantisme.
Cette orientation traduit une volonté claire : passer d’une logique de présence à une logique d’action. Elle implique une base militante mieux informée, plus structurée et suffisamment outillée pour porter le message politique de l’UDB avec cohérence, sans en altérer le sens.
Au 1er siège du 2e arrondissement, l’équation semble ainsi clairement posée. Former pour structurer, structurer pour mobiliser et mobiliser pour inscrire durablement l’action politique dans le quotidien des populations.
Le séminaire du 5 septembre aura donc été davantage qu’une session de renforcement des capacités. Il aura constitué un temps de consolidation interne et de mise en perspective de l’action militante. Une manière de rappeler que, dans une organisation politique, la base n’est pas le dernier maillon de la chaîne, elle en constitue le premier espace d’incarnation.
Car c’est au plus près du terrain que se vérifie la solidité d’une formation politique. Au 1er siège du 2e arrondissement, l’UDB entend manifestement la construire autour de trois ressorts, la formation, la cohésion et l’action. Une dynamique qui s’inscrit dans l’esprit de sa devise : « Inclusivité, Développement et Félicité ».
Clemy
