Après les tensions suscitées par une première opération, l’ANUTTC a repris, ce lundi, 14 septembre, le marquage des habitations situées sur le tracé envisagé du projet de voie de contournement à Okala-Delta. Cette fois, les échanges avec les riverains se sont déroulés dans un climat plus serein, traduisant la volonté de concilier les impératifs d’aménagement avec la concertation locale.
Répartis en trois groupes, les agents ont parcouru le tracé afin d’identifier les propriétés susceptibles d’être affectées par le projet. Maison après maison, ils ont recensé les bâtiments et évalué les investissements réalisés par les occupants. Ces relevés doivent permettre de préciser l’emprise du futur axe et d’en mesurer plus concrètement les incidences sur les propriétés riveraines.
Selon le plan actuellement à l’étude, les impacts devraient toutefois être inégalement répartis. Du côté d’Okala-Delta, le flanc gauche serait relativement épargné, avec une emprise estimée entre trois et quatre mètres. Le flanc droit concentrerait, en revanche, l’essentiel des contraintes. Plusieurs habitations pourraient ainsi être directement affectées, voire démolies, si le tracé actuel était maintenu.
Cette opération intervient dans le prolongement d’une rencontre entre les membres du gouvernement, les élus locaux et les populations concernées. L’enjeu consiste désormais à dégager les emprises nécessaires à la réalisation du projet tout en maintenant un dialogue constructif avec les familles susceptibles d’être touchées.
À terme, l’aménagement doit contribuer à élargir les voies, à fluidifier la circulation et à améliorer la desserte de cette partie de la commune. Il devrait également faciliter l’accès au futur centre de santé consacré à la prise en charge des accidents vasculaires cérébraux (AVC).
Le contraste avec la première intervention est, à cet égard, manifeste. Marquée par la colère et l’incompréhension, celle-ci avait rapidement fait naître de vives tensions. Cette fois, les équipes de l’ANUTTC ont privilégié l’explication avant d’engager les relevés, favorisant ainsi des échanges plus apaisés avec les habitants.
Aux côtés des riverains, les représentants du collectif d’Okala-Delta ont salué le déroulement de l’opération, tout en appelant à préserver cette dynamique. Leur principale attente demeure la poursuite de la concertation, alors que le futur tracé pourrait modifier durablement le quotidien de plusieurs familles.
À Okala-Delta, le projet ne se joue donc pas seulement sur le terrain. Il se construit aussi dans le dialogue, entre la nécessité d’aménager le territoire et celle de préserver, autant que possible, les intérêts des populations concernées.
Edouard Dure
