Libreville : deux maisons partent en fumée à Montagne-Sainte

Un quartier plongé dans la fumée. Des habitants en panique. Deux habitations réduites en cendres. À Montagne-Sainte, dans le 3ᵉ arrondissement de Libreville, l’incendie survenu ce jeudi a laissé derrière lui des familles démunies et un quartier encore sous le choc.

Il est environ 12 heures lorsque les premières flammes apparaissent dans une habitation. À l’intérieur, un ressortissant sénégalais malvoyant se retrouve seul face au danger. Il alerte le voisinage. Les riverains accourent. Dans la confusion, ils tentent de contenir le feu et évacuent rapidement la victime.

En quelques minutes, les flammes atteignent la maison voisine. La chaleur monte. La fumée envahit les alentours. Les habitants s’organisent comme ils peuvent. Certains tentent de sauver quelques effets personnels. D’autres éloignent les personnes exposées.

À l’arrivée des sapeurs-pompiers, le feu a déjà fait son œuvre. Deux habitations sont détruites. Documents, vêtements et économies partent en fumée. Les soldats du feu concentrent alors leurs efforts sur un objectif essentiel : empêcher les flammes de gagner.

Le bilan matériel est lourd. Deux maisons ont été réduites en cendres. Documents administratifs, vêtements, effets personnels et économies sont partis en fumée. Pour les victimes, le choc est immense.

« Nous n’avons rien compris, c’est allé tellement vite. Cela faisait deux jours que nous n’avions pas de courant. Dès qu’il est revenu, l’incendie s’est déclenché », raconte un habitant.

Sur place, plusieurs témoignages évoquent un possible court-circuit au moment du rétablissement de l’électricité. Une hypothèse qui devra toutefois être confirmée par les constatations techniques.

Une victime pointe, elle, la récurrence des coupures d’électricité. « Le feu est parti de chez notre voisin, sans doute un court-circuit. Le monsieur est aveugle, il n’y avait aucune marmite sur le feu. Ce sont les coupures intempestives de la SEEG qui posent problème. Nous avons tout perdu : documents, vêtements, argent. C’est dur », déplore-t-elle.

À Montagne-Sainte, le feu s’est finalement tu. Mais dans les décombres fumants, il ne reste presque rien des deux maisons. Seulement des murs noircis, des objets calcinés et le silence lourd de familles qui doivent désormais tout reconstruire.

Ethan De Sillon

 

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