L’honorable Fiacre MPAKO NGOMA, député de la 14ᵉ législature, tiendra une conférence de presse le 29 avril 2026 à 13h00 à l’ancien Hôtel ONOMO, sis à la Sablière, en face de l’ambassade des États-Unis au Gabon.
Cette rencontre fait suite au décès tragique de M. Ernie Dosio, millionnaire américain âgé de 75 ans, survenu le 17 avril 2026 lors d’une expédition de chasse en forêt gabonaise, dans la zone de Lope-Okanda.
Selon les informations rapportées par plusieurs sources internationales, dont The Daily Mail et The Guardian, le septuagénaire, propriétaire d’un vignoble en Californie et membre du Sacramento Safari Club, avait engagé une compagnie de safaris pour une expédition de chasse évaluée à environ 40.000 dollars (près de 22 millions de FCFA). L’objectif était la traque d’une espèce rare d’antilope africaine, la céphalophe à dos jaune.
Au cours de la sortie en brousse, M. Dosio et son guide auraient croisé un groupe d’éléphants composé de femelles et de leurs petits. Se sentant menacés, les pachydermes auraient chargé le groupe. Malgré une tentative de riposte du guide, la situation a rapidement dégénéré : ce dernier a été projeté au sol et grièvement blessé, tandis que M. Dosio aurait été mortellement piétiné.
La compagnie Collect Africa, organisatrice de l’expédition, a confirmé le décès de son client dans un communiqué officiel.
À la suite de ce drame, l’honorable Fiacre MPAKO NGOMA demande l’ouverture d’une enquête parlementaire afin de clarifier les circonstances exactes du décès.
Il souhaite notamment :
Vérifier la conformité des procédures ayant encadré cette expédition ;
Comprendre les modalités de paiement et les retombées économiques pour les populations locales ;
Évaluer le cadre de délivrance des permis de chasse au Gabon ;
Une interrogation des ministères des Eaux et Forêts ainsi que du Tourisme sur les mécanismes d’autorisation en vigueur à l’assemblée.
Le parlementaire, se présentant comme attaché à la transparence et à la protection de la faune, insiste sur la nécessité de renforcer la régulation des activités de chasse, en particulier dans les zones sensibles abritant des espèces protégées, notamment les pachydermes.
Cette démarche s’inscrit, selon lui, dans une volonté de garantir une meilleure gouvernance environnementale, en cohérence avec les orientations des autorités nationales, sous la conduite du Président de la République, Chef de l’État et du Gouvernement.
Cette conférence de presse devrait ainsi marquer une étape importante dans la compréhension d’un incident qui dépasse le simple fait divers, en soulevant des questions de gouvernance, de sécurité et de protection de la faune au Gabon.
Ethan De Sillon
