La réforme est désormais actée. Le vendredi 24 juillet 2026 à Libreville, la Société gabonaise de transport (SOGATRA) et Trans’urb ont signé le traité de fusion donnant naissance à la Compagnie Nationale de Transports (CNT). Cette nouvelle entreprise publique devient l’opérateur national chargé de porter les ambitions du Gabon dans le domaine du transport.
Cette fusion s’inscrit dans la stratégie de modernisation engagée par les pouvoirs publics. L’objectif est clair : mettre fin à la dispersion des moyens, améliorer la gouvernance et construire une entreprise capable d’assurer un service de transport plus efficace, plus fiable et économiquement viable.
Sur le plan juridique, l’opération repose sur une fusion-absorption simplifiée. La SOGATRA est absorbée par Trans’urb, qui adopte ensuite une nouvelle identité en devenant la Compagnie Nationale de Transports. Cette transformation s’accompagne d’un élargissement significatif de son champ d’action.
La CNT ne se limitera plus au transport urbain et interurbain de voyageurs. Elle interviendra également dans le transport de marchandises, le transport d’hydrocarbures, les services VIP ainsi que dans les activités logistiques. Cette diversification traduit la volonté de faire émerger un acteur public capable de répondre aux besoins d’une économie en pleine mutation.
La signature du traité de fusion, en présence du ministre d’État chargé des Transports, de la Marine marchande et de la Logistique, marque l’aboutissement d’un processus engagé depuis plusieurs mois. Elle officialise le démarrage d’une nouvelle organisation appelée à jouer un rôle central dans la politique nationale des transports.
Ladite réforme constitue un véritable test. Les usagers attendent des bus plus réguliers, un réseau mieux desservi, des véhicules fiables et un service de meilleure qualité. La réussite de la CNT ne se mesurera donc pas uniquement à son architecture administrative, mais à sa capacité à transformer concrètement le quotidien des populations.
Ethan De Sillon
