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Diplomatie : le Gabon à la conquête de nouvelles positions internationales

De la gouvernance numérique au sommet de l’Union africaine, Libreville entend changer d’échelle sur la scène internationale. Ce Samedi 15 août, à Libreville, le président de la République, Brice Clotaire Oligui Nguema a sollicité l’appui de son homologue congolais Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo pour deux candidatures stratégiques du Gabon. Deux dossiers qui révèlent une diplomatie désormais tournée vers l’influence et la conquête de positions.

Le Gabon veut peser davantage. Et il commence par consolider ses soutiens. Lors de son entretien avec Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, Brice Clotaire Oligui Nguema a placé sur la table l’élection du Gabon au Conseil de l’Union internationale des télécommunications (UIT) et l’organisation du Sommet de l’Union africaine en 2027.

Le premier enjeu se jouera en novembre 2026, à Doha. Pour Libreville, intégrer le Conseil de l’UIT revient à prendre part aux décisions qui façonnent l’avenir du numérique mondial. Transformation digitale, infrastructures, technologies de l’information et réduction de la fracture numérique : autant de dossiers sur lesquels le Gabon souhaite désormais faire entendre sa voix.

Mais l’ambition est encore plus forte à l’échelle africaine. Libreville veut accueillir le Sommet de l’Union africaine en 2027. Un projet à forte portée symbolique, près d’un demi-siècle après le dernier grand rendez-vous continental organisé au Gabon, en 1977, sous l’égide de l’Organisation de l’unité africaine.

Pour défendre cette candidature, les autorités gabonaises misent notamment sur les infrastructures réalisées ou en cours de développement. Le pari est clair : démontrer que le Gabon dispose désormais des capacités logistiques et institutionnelles nécessaires pour accueillir un événement de cette envergure.

Dans cette course, l’appui de Kinshasa n’est pas anodin. Par son poids démographique, politique et diplomatique, la RDC demeure une voix qui compte sur le continent. Son soutien pourrait donc servir de relais à la candidature gabonaise auprès d’autres capitales africaines.

Le Gabon ne veut plus seulement participer aux grands rendez-vous internationaux. Il veut y occuper des positions, porter des candidatures et construire des coalitions.

Ethan De Sillon

 

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