Avec le lancement de la Gabonaise des Jeux (GDJ), l’État entend reprendre le contrôle des jeux de hasard, renforcer la transparence et mieux capter les revenus du secteur. Mais entre ambition politique et efficacité réelle, la nouvelle société publique est désormais attendue sur les résultats.
Ce jeudi, à Libreville, la GDJ a officiellement lancé ses activités en présence du vice-président du Gouvernement, Hermann Immongault, et du ministre de l’Intérieur, Edgar Moukoumbi, aux côtés de plusieurs responsables institutionnels.
« Ce secteur est désormais entre les mains des Gabonais », a déclaré Edgar Moukoumbi, résumant la volonté des pouvoirs publics de renforcer la maîtrise nationale de cette activité stratégique et de mieux orienter ses retombées vers l’économie du pays.
À la tête de la société, Romeo Nguema devra traduire cette ambition en actes. La crédibilité de la GDJ dépendra de la transparence de sa gestion, de l’efficacité des contrôles et du respect de la réglementation. Dans un secteur aux enjeux financiers importants, les déclarations ne suffiront pas : seules des pratiques vérifiables permettront d’établir la confiance.
La protection des joueurs constitue un autre impératif. La GDJ affirme vouloir prévenir les dérives liées au jeu excessif, notamment par le respect des conditions d’âge et une meilleure information sur les risques. Le développement commercial ne pourra se faire au détriment de la responsabilité envers les usagers.
Créée le 29 décembre 2025, la société a dévoilé son offre — paris sportifs, loteries, jeux virtuels, grattage, casino et courses hippiques — et lancé sa plateforme numérique, GDJBET.COM, sous le slogan « Joue, Rêve, Gagne ».
La GDJ devra démontrer que ses activités génèrent des retombées économiques tangibles, tout en garantissant une gouvernance rigoureuse et une protection effective des joueurs.
Le véritable test commence maintenant. La reprise en main du secteur ne se mesurera ni aux annonces ni à l’étendue du catalogue, mais à la transparence des opérations, au respect des règles et aux bénéfices concrets pour le Gabon.
La GDJ a les cartes en main. À elle de prouver que cette nouvelle donne marque un véritable changement et profite durablement à la collectivité nationale.
Jean 1er
