Gabon: le grand Libreville propre, une réalité difficile d’accomplissement

Gabon: le grand Libreville propre, une réalité difficile d’accomplissement

Partant de la régularité des services affectés au problème de nettoyage et d’assainissement jusqu’au matériel utile à cette tâche et au comportement des populations, le grand Libreville propre reste une réalité qui peine à s’accomplir.

72 heures est l’ultimatum qu’adressait Lambert – Noël Matha à Clean Arica pour le nettoyage et l’assainissement des communes de Libreville et Akanda. Trop c’est trop ! La nuit du 12 au 13 juillet entre 23 heures et 3 heures du matin, avec la descente effectuée par le ministre d’Etat en charge de l’intérieur, nous a permis de constater que malgré le travail fournit par Clean Africa et son prestataire Agli, le terme propre n’est encore qu’une intension.

Après l’ultimatum adressé à Clean Africa et à Agli par le ministre, nous pouvons remarquer que les équipes sont sur le terrain et tentent de faire de leur mieux dans le but de nettoyer la ville. Sauf que le fait qu’on trouve encore sur certains sites déjà nettoyés des ordures perceptibles a vu d’œil, des fosses qui se sont formées, devenues des nids d’eaux puantes et des points d’accumulation d’ordures tel que la poubelle située derrière l’hôtel Triomphale au boulevard Triomphale montre que le système de ramassage d’ordure utilisé par Clean Africa n’est pas adapté. La tâche est assez difficile et elle ne devrait pas se traiter de manière superficielle.

Ajoutons à cela la commune d’Owendo qui semble être délaissée à cet effet par ces mêmes services, il est devenu fréquent de rencontrer des tas d’immondices à tout bout de champ. Sur l’altère reliant la station Totale et le terminus (au cœur de la cité Sni), on en voit pêle-mêle de tailles différentes. L’observation est la même à plusieurs endroits. Surtout sur l’axe partant du carrefour Sni pour cette partie ou le ramassage d’ordure n’a plus eu lieu il y a longtemps. Owendo qui autrefois fut une fierté du grand Libreville en matière de ville propre risque sa réputation.

La population s’interroge alors sur la cause de cette réalité. Pourquoi cette négligence ? Pourquoi Libreville et Akanda et non Owendo? Voici quelques questions parmi tant d’autres dont les réponses sont muettes. Si l’administration municipale n’a pas rompu ses contrats avec les sociétés commises au ramassage et que ces conventions ne sont pas arrivées à leur terme, il conviendrait que l’Etat, comme cet ultimatum adressé à Clean Africa, multiplie les moyens de pression et de faisabilité à l’endroit des dits services d’une part. En étant régulier sur les sites de stockage d’ordure et en s’assurant de la capacité des bacs à contenir les ordures selon les sites et, aussi aux populations, de respecter les heures de dépôt dess ordures et s’assurer qu’ils sont mis à l’intérieur des bacs, d’autre part.

Betinice-mouss

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