C’est dans une atmosphère empreinte de solennité et d’engagement qu’en marge de la Journée nationale de la femme, Libreville a abrité, le 17 avril, le lancement de cette ambitieuse campagne portée par l’Organisation des Premières Dames d’Afrique pour le Développement. À travers cette initiative, l’Afrique entend répondre, d’une seule voix, aux défis croissants liés aux bouleversements climatiques et aux crises sécuritaires, dont les premières victimes restent les femmes et les jeunes filles.
Dans cette dynamique, le Gabon a réaffirmé sa volonté de faire de l’égalité des genres un pilier de sa transformation sociale. À travers son programme national Équilibres 2026–2029, le pays entend consolider la protection des droits des femmes, réduire les vulnérabilités structurelles et renforcer les mécanismes de prévention face aux violences et aux inégalités persistantes.
Prenant la parole lors de la cérémonie, la Première Dame, Zita Oligui Nguema, a articulé une vision claire autour de trois priorités majeures : prévenir les ruptures sociales, garantir l’accès continu aux soins essentiels et accompagner la reconstruction des parcours de vie des femmes et des filles fragilisées par les crises. Elle a rappelé avec force que la résilience d’une nation se mesure d’abord à sa capacité à protéger ses citoyens les plus vulnérables.
Dans le même élan, le Président de la République, Brice Clotaire Oligui Nguema, a renouvelé son soutien à l’OPDAD et à ses actions en faveur des femmes africaines. Il a annoncé une contribution de 500 millions de FCFA destinée à appuyer la mise en œuvre de la campagne, confirmant ainsi l’engagement du Gabon à jouer un rôle moteur sur la scène continentale.
La cérémonie a également été marquée par un moment fort de reconnaissance, avec la distinction honorifique décernée à la Première Dame, élevée au rang de Docteur Honoris Causa par le Conseil Africain et Franco-Arabe, saluant son engagement constant en faveur des causes sociales et sanitaires.
Autour de cette rencontre, plusieurs Premières Dames venues du Burundi, du Sénégal, de l’Angola, de la Sierra Leone, de la Centrafrique, de la Guinée équatoriale et de Sao Tomé-et-Principe ont échangé sur les réponses à apporter aux défis conjoints du climat, des conflits et des inégalités de genre. Un dialogue riche, porteur d’expériences et de perspectives communes.
Cette campagne s’impose comme un signal fort : celui d’une Afrique qui choisit de bâtir son avenir en plaçant les femmes et les jeunes filles au cœur de sa résilience. Un pari ambitieux, mais désormais assumé comme une urgence collective et un horizon commun.
Clemy
