Face à la dégradation persistante du cadre de vie dans plusieurs quartiers du Grand Libreville, le gouvernement veut passer à une nouvelle étape. Sous l’impulsion du vice-président du gouvernement, Hermann Immongault, les quatre municipalités sont appelées à renforcer leurs efforts, à mieux coordonner leurs actions et surtout à inscrire l’assainissement dans la durée. Avec janvier 2027 comme première échéance, l’exécutif attend des résultats visibles et durables.
Devant les responsables municipaux, Hermann Immongault a donné le ton : « Nous sommes en guerre ! » Une formule forte qui traduit la volonté du gouvernement de faire de la salubrité une priorité de l’action publique.
Désormais, chaque municipalité devra prendre pleinement ses responsabilités. Le renforcement des brigades, une présence plus régulière sur le terrain, une meilleure coordination des services et un contrôle accru des espaces publics doivent permettre d’améliorer la situation. Pour le gouvernement, les maires doivent être au plus près des réalités et des difficultés rencontrées dans leurs communes.
Cette mobilisation devra également s’accompagner d’une application plus rigoureuse des règles. Particuliers, commerçants et opérateurs économiques seront appelés à respecter davantage les espaces publics. Lorsque leurs comportements contribuent à l’insalubrité ou à la dégradation du domaine public, des sanctions pourront être appliquées.
Au-delà du nettoyage, le gouvernement veut surtout changer de méthode. L’objectif n’est plus d’attendre que les déchets s’accumulent pour intervenir, mais d’agir régulièrement, de prévenir les situations d’insalubrité et de veiller au maintien des résultats. La coordination entre les quatre communes sera, à ce titre, essentielle.
Hermann Immongault a d’ailleurs appelé les maires à privilégier le terrain : « Les maires doivent être sur le terrain, pas dans les bureaux. » Une consigne qui résume la nouvelle orientation voulue par l’exécutif, davantage de proximité, de réactivité et d’efficacité dans la gestion municipale.
L’échéance de janvier 2027 permettra de mesurer les premiers résultats de cette mobilisation. Les communes devront montrer leur capacité à transformer les engagements en actions concrètes et à maintenir les progrès dans le temps. L’appel à « la nouveauté, l’initiative et le courage » lancé par le vice-président du gouvernement prend ainsi la forme d’une véritable feuille de route.
Dans le Grand Libreville, l’ambition affichée est désormais claire, faire de la salubrité non plus une opération ponctuelle, mais une action permanente au service du cadre de vie des populations.
Edouard Dure
