Le paysage politique gabonais vient de connaître une secousse majeure. Ce 30 avril 2026, Joseph LaPensée Essingone, président de la plateforme Éveil de la Pensée Citoyenne (EPC), a rompu le silence lors d’une conférence de presse aux allures de manifeste. Son message est clair, l’opposition doit s’unir ou se résigner à disparaître.
Près de trois ans après le coup d’État du 30 août 2023, l’ancien candidat à la présidentielle dresse un bilan au vitriol. Selon lui, le nouveau régime s’enfonce dans des « dérives dictatoriales » qui rappellent les heures les plus sombres du passé. Plus grave encore, il dénonce une continuité déguisée du « système Bongo-PDG », fustigeant le recyclage des mêmes figures politiques au sommet de l’État.
Face à ce qu’il qualifie de « musellement » des voix dissidentes, LaPensée Essingone propose une seule issue, la solidarité absolue.
« Unis, nous pouvons contrer les velléités du pouvoir », a-t-il martelé, appelant à la création d’un bloc cohérent capable de peser sur la gouvernance actuelle.
Cette sortie intervient dans un climat de méfiance croissante, où les promesses de rupture peinent à se concrétiser pour de nombreux citoyens. Pour l’EPC, le changement ne viendra pas d’en haut, mais d’une opposition organisée et déterminée à restaurer un véritable équilibre démocratique.
Une interrogation se pose, les leaders de l’opposition sauront-ils taire leurs divergences pour répondre à cet appel à l’unité ? Le futur politique du Gabon pourrait bien se jouer sur cette seule question.
Aymard
