La Direction Générale des Impôts planche sur la régularisation des opérateurs économiques du secteur informel

La Direction Générale des Impôts planche sur la régularisation des opérateurs économiques du secteur informel

Valoriser l’économie informelle c’est déjà reconnaitre son rôle social et accepter qu’une grande partie de la population s’y adonne. C’est aussi permettre à l’ensemble des opérateurs de faire grandir leurs activités en se sentant protégé par les autorités. L’État pour sa part pourrait en tirer bénéfice au plan fiscal et de façon plus large sur l’accroissement de la richesse nationale tirée par une économie « informelle » revigorée. C’est conscient de cette réalité que Gabin Otha, Directeur Général des Impôts (DGI) veut sécuriser l’impôt et augmenter les recettes fiscales, en procédant à  la régularisation des opérateurs  économiques opérant dans le secteur informel.

Estimé à environ 200 000 opérateurs économiques sur le territoire national, l’informel impacte l’économie gabonaise à près de 50 %, causant ainsi des pertes d’environ 400 milliards sur le budget de l’État. Selon Gabin Otha-Ndoumba, régulariser les activités du secteur informel permettra d’améliorer l’environnement des affaires; de faciliter l’identification des commerçants et entreprenants par les Administrations ; d’améliorer le suivi des activités commerciales pour les Administrations compétentes ; de booster les recettes collectées par l’administration placée sous sa tutelle.

Soutenue par les dispositions des articles 10 et 11 de l’Ordonnance n°10/89 du 28 septembre 1989 portant réglementation des activités de commerçant, d’industrie et d’artisan en République Gabonaise, l’opération de recensement, immatriculation et fiscalisation des opérateurs économiques de Mont-Bouet et Akanda, en attendant le déploiement dans les autres zones du Grand-Libreville, a débuté le 28 septembre. Lancée par le directeur général des impôts, Gabin Otha-Ndoumba, cette démarche devrait aboutir à la création d’un fichier de ces opérateurs et de localiser la matière imposable et liquider les impôts non-payés. Un exercice qui devrait permettre la collecte de l’impôt, la sécurisation de l’accroissement des recettes fiscales et qui devrait contribuer à la réduction de l’endettement du pays.

Cette opération qui ne concerne pour l’instant que la province de l’Estuaire, devrait s’étendre à l’ensemble du pays. Soulignons que cette mission s’effectue avec la collaboration des syndicats et autres chefs des commerçants exerçant dans les différents marchés de Libreville. Ceci, en toute transparence dans l’optique de rapprocher le contribuable de l’administration fiscale en l’aidant à se formaliser selon la taille de son activité.

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