Protection des espèces de faunes menacées : l’ONG Conservation justice félicite le gouvernement !

Protection des espèces de faunes menacées : l’ONG Conservation justice félicite le gouvernement !

La protection des espèces de faunes menacées vient de se renforcer. Le gouvernement Gabonais a rendu public récemment une importante décision dans ce sens. Celle-ci porte sur l’interdiction de la chasse, la capture, la détention, la commercialisation, le transport et la consommation des pangolins et des chauves-souris, à travers l’arrêté 0024/PR/MEFMEPPCODDPAT. L’ONG Conservation Justice l’en félicite.

 


Il s’agit de protéger entre autre les trois espèces de pangolin comme les espèces de chauves-souris qui vivent au Gabon.

Une décision qui trouve donc l’approbation de l’ONG Conservation Justice et qui rentre dans le cadre des mesures de précaution prises par le Gouvernement pour réduire au maximum les éventuels risques de propagation de la pandémie du Coronavirus (Covid-19) ou d’apparition de nouveaux virus et épidémies.

De ce fait,  la chasse, le commerce et la consommation d’animaux sauvages constituent un risque significatif pour l’humanité. Comme l’ont écrit des chercheurs de l’université de Davis en Californie dans une publication parue le 8 avril 2020 dernier dans proceedings of thé royal society B.« Les maladies infectieuses émergentes chez les humains sont souvent causées par des agents pathogènes provenant d’hôtes animaux, et les foyers de zoonoses représentent un défi majeur pour la santé mondiale »,

Leur travail de recherche confirme ce que l’on savait déjà : l’impact croissant de l’humanité sur la vie sauvage augmente les risques de zoonoses. Et le commerce de la faune sauvage constitue un risque évident de transmission de virus : 65 % des maladies émergentes sont issues des animaux. Ebola, Covid-19, SRAS, le Sida, toutes ces maladies d’origine virale prospéraient chez les animaux sauvages avant de franchir la barrière des espèces.

Ils sont donc plusieurs aujourd’hui parmi la communauté scientifique qui estiment que le nouveau coronavirus provient de la chauve-souris, mais qu’il est passé par une autre espèce avant de se transmettre à l’homme. Et des chercheurs chinois venaient à indexer le pangolin comme étant cette espèce à l’origine de la transmission du codiv-19 à l’homme.

Animal prisé dans les pays d’Afrique centrale, comme au Gabon de par sa chair, le pangolin est également le mammifère le plus trafiqué au Monde.

Des saisies de plusieurs tonnes d’écailles qui viennent d’Afrique sont fréquentes en Asie.

  1. Pour lutter contre ce traffic, notre pays a ainsi multiplié des efforts  que ce soit vis-à-vis de l’ivoire d’éléphant mais aussi des écailles de pangolin.

Outre un renforcement de la législation qui prévoit des peines allant jusqu’à dix ans de prison pour les trafiquants d’ivoire, les contrôles sont renforcés et des chiens renifleurs travaillent aux frontières, comme l’a expliqué le Ministre des Eaux et Forêts, Lee White, au journal Le Monde.

Ceci se traduit par une baisse du commerce de la viande de pangolin en rapport avec la crise sanitaire actuelle. Et une chute vertigineuse de son traffic.

Pour mémoire, trois des quatre espèces africaines de pangolin vivent dans les forêts qui recouvrent 88% du territoire gabonais. Seul le pangolin géant était intégralement protégé au Gabon, alors que le commerce international de toutes les espèces de pangolins est interdit depuis 2017.

C’est donc dire que cette nouvelle interdiction vient non seulement renforcer la protection de cette espèce mais aussi celle des populations.

Clemy

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