Du 8 au 13 juin 2026, Libreville a vécu au rythme d’un rendez-vous inédit consacré au droit international des droits de l’Homme. À l’initiative de l’EM Gabon Université, en collaboration avec la Fondation René Cassin et avec le soutien du ministère français de l’Europe et des Affaires étrangères, cette première session organisée au Gabon a réuni des participants venus de plusieurs pays du continent.
Pendant six jours, les échanges ont rassemblé magistrats, avocats, enseignants-chercheurs, acteurs de la société civile et étudiants originaires du Gabon, du Cameroun, du Mali, de la Côte d’Ivoire et de la République centrafricaine. Au-delà des enseignements dispensés, les participants ont partagé leurs expériences de terrain et discuté des difficultés rencontrées dans la mise en œuvre effective des droits fondamentaux.
La formation était placée sous le thème « Les droits de l’Homme devant les institutions nationales et internationales de protection ». Plusieurs personnalités ont pris part à son ouverture, notamment le Médiateur de la République, le ministre de la Justice et l’ambassadeur de France au Gabon, soulignant ainsi l’importance accordée à cette initiative.
Pour le Pr Daniel Franck Idiata, président de l’EM Gabon Université, cette rencontre représente une avancée significative pour l’établissement. Selon lui, elle s’inscrit dans une dynamique visant à renforcer la place de l’université dans le domaine de la formation juridique et de la recherche en Afrique centrale.
Les résultats enregistrés à l’issue de cette première édition témoignent également de l’engagement des participants. Les 35 auditeurs inscrits ont obtenu leur validation, dont seize avec la note maximale de 20 sur 20.
Parmi les lauréats, Cécilia Jeanne Bikene Edjoma s’est distinguée par la qualité de son parcours. Cette performance lui ouvre les portes d’une session d’été organisée à Strasbourg par la Fondation René Cassin, avec une prise en charge complète des frais d’inscription.
Ici les organisateurs souhaitaient surtout contribuer à la formation de professionnels capables de promouvoir et de défendre les droits fondamentaux dans leurs différents pays.
Lors de la cérémonie de clôture, le Pr Daniel Franck Idiata a insisté sur la nécessité de faire vivre les droits de l’Homme au-delà des textes. Selon lui, leur effectivité dépend de l’engagement conjoint des institutions publiques, du système judiciaire, du monde universitaire et des organisations de la société civile.
Cette réflexion intervient dans un contexte marqué par de nombreux défis, qu’ils soient sécuritaires, technologiques ou environnementaux. Face à ces évolutions, la connaissance des mécanismes de protection des droits, tant au niveau national qu’international, apparaît plus que jamais essentielle.
À l’issue de cette semaine de formation, les participants repartent avec de nouveaux outils, mais aussi avec la volonté de poursuivre les échanges engagés à Libreville. Cette première expérience pourrait ainsi constituer le point de départ d’une coopération durable autour de la promotion des droits de l’Homme en Afrique.
Ethan De Sillon
