Longtemps synonyme d’embouteillages, de dégradations et d’inconfort pour les usagers, l’axe Carrefour Sotega – Rond-point de Nkembo est en pleine métamorphose. Porté par le programme de réhabilitation des voiries urbaines, ce chantier stratégique avance à un rythme soutenu et laisse entrevoir une amélioration significative de la mobilité dans l’un des secteurs les plus fréquentés de Libreville.
Sur le terrain, les signes du changement sont visibles. Engins de chantier, ouvriers et techniciens s’activent quotidiennement pour redonner une seconde vie à cette artère du deuxième arrondissement.
Lors d’une visite effectuée le 16 juin 2026, les autorités ont pu constater l’évolution des travaux confiés à l’entreprise CTI avec pour objectif de transformer cette route fortement détériorée en une infrastructure moderne, capable d’absorber durablement un trafic dense et croissant.
Les opérations en cours concernent notamment le décaissement de la chaussée, la pose des armatures métalliques et le coulage du béton. Ce choix technique n’est pas anodin. Plus résistant aux intempéries et à l’usure, le béton offre des garanties de durabilité qui répondent aux exigences d’une voirie urbaine fortement sollicitée.
Ce chantier représente une réponse concrète aux préoccupations des habitants et des usagers confrontés depuis plusieurs années aux difficultés de circulation. Chaque avancée rapproche un peu plus les populations d’un cadre de mobilité plus fluide et plus sécurisé.
Toutefois, le chantier évolue dans un environnement complexe. Les eaux usées qui stagnent sur certains tronçons, les stationnements irréguliers, les dépôts sauvages d’ordures et divers actes d’incivisme constituent autant de freins à la bonne exécution des travaux. Des contraintes qui rappellent que la modernisation des infrastructures doit également s’accompagner d’un changement des comportements citoyens.
Malgré ces difficultés, les équipes maintiennent le cap. Selon le chef de chantier Ibrahim Nomobo, la livraison de l’ouvrage pourrait intervenir dans un délai d’environ deux semaines si les conditions restent favorables.
Ethan De Sillon
