Réouverture de la Cité de la Démocratie : Brice Clotaire Oligui Nguema invite la diaspora

À la Cité de la Démocratie, lieu chargé de mémoire où s’exprima jadis le souffle du pluralisme gabonais, une nouvelle scène se dessine. Sous l’impulsion du président Brice Clotaire Oligui Nguema, la diaspora est conviée non à écouter, mais à voir, ressentir et témoigner. Une invitation qui privilégie l’expérience du regard à la force des discours.

Certains lieux ne vieillissent pas, ils se transforment. La Cité de la Démocratie en est l’illustration. En 1990, elle fut le théâtre d’une parole libérée, celle d’un pays en quête de lui-même. Aujourd’hui, elle redevient un espace d’accueil, non plus pour débattre, mais pour confronter le réel à ceux qui l’observent de loin.

L’initiative est à la fois simple et singulière. Inviter une trentaine de Gabonais de la diaspora, organiser leur retour, et leur offrir ce que les discours ne restituent jamais pleinement,  l’expérience directe. Voir les routes, parcourir les villes, mesurer les transformations, mais aussi les manques. Puis s’exprimer, librement.

Dans cette dynamique, plusieurs noms circulent, porteurs de sensibilités diverses : Isaac Jhon, Princesse de Souba, Bernard Rekoula, Colette Reboucca, Thibaut Adjatys, Jonas Moulenda, Tata Huguette et bien d’autres.Autant de voix, parfois critiques, souvent exigeantes. Leur présence en dit long : il ne s’agit pas d’obtenir une adhésion, mais d’accueillir la sincérité.

Car tel est le sens de cette démarche, non convaincre, encore moins séduire, mais exposer et ouvrir. Laisser émerger un regard libre, dans ce qu’il a de plus direct et personnel. Le pays ne se raconte plus seulement à travers ses institutions, il se donne à lire dans ses routes, ses chantiers, ses silences et ses promesses.

Longtemps tenue à distance, la diaspora se voit ainsi réintégrée dans le récit national. Non comme simple observatrice, mais comme témoin ,libre, parfois indocile, mais essentielle.

En rouvrant les portes de la Cité de la Démocratie, le Gabon ne se contente pas de renouer avec son histoire,  il esquisse une autre manière de se dire. Celle d’un pays qui accepte d’être regardé sans fard, et qui confie une part de son récit à celles et ceux qui, revenus de loin, choisissent de voir  et d’en témoigner librement.

Clemy

 

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