Le numérique ne se contente plus de transformer les usages. Il redessine aussi les métiers. À travers la photographie, la vidéo, le journalisme, le podcast ou encore la communication digitale, de nouvelles compétences deviennent indispensables.
C’est tout l’enjeu du Salon des métiers de l’audiovisuel et du numérique, dont la cérémonie d’ouverture est prévue ce mercredi 16 septembre à 8h30, au Musée national. Organisée par AB’Kulture et AMEAU, cette 6ᵉ édition mise sur la transmission et la pratique.
Le programme est particulièrement dense. Le public pourra découvrir un village numérique, des stands d’exposition et plusieurs ateliers. Prise de parole en public, journalisme, podcast, média training, publicité et communication institutionnelle figurent parmi les disciplines proposées.
À cela s’ajoutent le personal branding, la création de contenu, l’initiation à l’intelligence artificielle, le marketing digital et les réseaux sociaux. La photographie, le montage vidéo et la réalisation complètent ce parcours.
En plus de la diversité des modules, le salon pose une question plus large. Comment préparer les talents aux métiers qui émergent avec la révolution numérique ? Car les outils évoluent rapidement. Les compétences doivent suivre le même rythme.
L’initiation à l’intelligence artificielle illustre cette mutation. Hier encore réservées à des profils spécialisés, certaines technologies deviennent progressivement accessibles aux créateurs de contenus, aux communicants et aux professionnels des médias. Leur maîtrise peut désormais constituer un véritable avantage dans un marché où la production de contenus occupe une place centrale.
Le salon entend également valoriser la créativité. Le concours Sam’o Shoot et l’exposition photo offrent ainsi un espace d’expression aux passionnés de l’image. Une manière de dépasser la seule formation pour mettre les talents en situation.
L’intérêt de cette initiative tient donc moins à l’accumulation des disciplines qu’à leur complémentarité. Savoir produire une image ne suffit plus. Il faut aussi savoir la raconter, la diffuser et construire autour d’elle une identité.
Dans cet univers où l’image devient langage et où le numérique accélère les usages, la formation apparaît comme le premier outil d’adaptation. Le Salon des métiers de l’audiovisuel et du numérique veut précisément ouvrir cette porte, celle d’une génération appelée non seulement à consommer les nouveaux outils, mais surtout à les maîtriser pour créer, entreprendre et raconter autrement le Gabon.
Ethan De Sillon
