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SEEG : Philippe Tonangoye dévoile ce vendredi une nouvelle architecture pour l’avenir de l’eau et de l’électricité

Le 31 juillet 2026 restera comme une date symbolique dans la transformation du service public gabonais. Derrière la scission annoncée de la Société d’énergie et d’eau du Gabon (SEEG), c’est une refonte profonde de la gouvernance de l’eau et de l’électricité qui se profile. Un changement de modèle destiné à répondre à une équation devenue incontournable, garantir des services plus fiables dans un pays engagé dans une nouvelle phase de développement.

Devant le Conseil d’administration de la SEEG, le gouvernement dévoilera les contours de cette réforme majeure. Le ministre de l’Accès universel à l’eau et à l’énergie, Philippe Tonangoye, portera la présentation aux côtés de Thierry Minko, ministre de l’Économie et des Finances, François Ndong-Obiang, ministre de la Réforme et des Relations avec les institutions, et Jacqueline Bignoumba, ministre du Travail, du Plein emploi, du Dialogue social et de la Formation professionnelle.

Cette forte implication gouvernementale illustre l’importance accordée à ce chantier. Car il ne s’agit pas uniquement de réorganiser une entreprise publique historique. L’ambition affichée est de bâtir une architecture capable d’accompagner les mutations du pays, d’anticiper la hausse de la demande et de renforcer l’efficacité de deux secteurs au cœur de la souveraineté nationale.

Avec la création de La Gabonaise des Eaux et d’Électricité du Gabon, l’État entend tourner la page d’un modèle unique pour privilégier une approche spécialisée. Une séparation qui doit permettre des stratégies plus ciblées, une gouvernance plus claire et une meilleure capacité à attirer les financements nécessaires à la modernisation des réseaux et des équipements.

Cette réforme s’inscrit dans une dynamique plus vaste de transformation de l’action publique voulue par les autorités gabonaises. L’objectif : faire évoluer les services essentiels d’une logique de gestion administrative vers une logique de performance, d’investissement et de résultats.

Mais au-delà des textes et des nouvelles structures, le véritable jugement se fera sur le terrain. Car pour les ménages, les entreprises et les collectivités, la réussite de cette réforme se mesurera à des réalités concrètes : une eau plus accessible, une électricité plus stable et un service public davantage à la hauteur des attentes.

La scission de la SEEG ne marque donc pas seulement la fin d’un cycle. Elle ouvre une nouvelle bataille : celle de la transformation des ambitions publiques en améliorations visibles dans le quotidien des Gabonais.

Ethan De Sillon

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