Le compte à rebours est lancé. À quelques mois de la réorganisation de la Société d’énergie et d’eau du Gabon (SEEG), Philippe Tonangoye veut désormais accélérer le passage de la préparation à l’action. Devant les représentants des établissements bancaires et les cadres de son département, le ministre de l’Accès universel à l’eau et à l’énergie a posé les jalons d’une réforme majeure, appelée à donner naissance à deux sociétés distinctes.
Le projet n’est pas nouveau. Depuis plus d’un an, un comité interne travaille à la préparation des actes nécessaires à sa mise en œuvre. Désormais, le gouvernement veut élargir la concertation aux partenaires directement concernés. L’objectif est de bâtir une transition maîtrisée, avec des responsabilités clairement définies et des garanties suffisantes pour chaque partie.
Philippe Tonangoye a particulièrement insisté sur la sécurisation juridique et financière de l’opération. Un volet apparaît central : la dette de la SEEG. Les établissements bancaires ont fait part de leurs inquiétudes sur le devenir de leurs créances. Le gouvernement leur a présenté les mécanismes envisagés pour sécuriser les engagements financiers et assurer la continuité des relations avec les partenaires.

Le message se veut rassurant. Les banques ont, à leur tour, affiché leur disponibilité à accompagner l’État dans cette transformation, considérée comme structurante pour le secteur
La prochaine étape consistera à concrétiser la séparation entre les activités liées à l’eau et celles consacrées à l’électricité. La future Gabonaise des Eaux et Électricité du Gabon devront ainsi prendre progressivement le relais de la SEEG.
Au-delà du changement de dénomination et d’organisation, c’est une nouvelle architecture du service public de l’eau et de l’électricité qui se dessine. Le défi sera désormais de transformer cette réforme sur le papier en une transition opérationnelle, financièrement sécurisée et sans rupture pour les usagers.
Pour Philippe Tonangoye, le temps des préparatifs touche à sa fin. Celui de la mise en œuvre commence.
Ethan De Sillon
