Categories À la une Économie

CIMAF–Gabon : plus de 40 millions d’euros pour renforcer la souveraineté industrielle du pays

Ce 20 mai 2026, au Palais Rénovation, Brice Clotaire Oligui Nguema a reçu une délégation du groupe CIMAF conduite par son Président-Directeur Général, Anas Sefrioui. Une audience stratégique consacrée au renforcement de l’industrie cimentière nationale et à l’accélération des capacités de production locales.

Au centre des échanges figure un investissement de plus de 40 millions d’euros destiné à financer une troisième ligne de production de ciment ainsi que l’agrandissement de la clinkerie de CIMAF Gabon. Ce projet industriel vise à répondre à la forte hausse de la demande en matériaux de construction portée par les nombreux chantiers lancés à travers le pays.

L’enjeu est majeur pour le Gabon. Routes, logements, infrastructures publiques et projets immobiliers nécessitent des volumes de ciment de plus en plus importants. Avec cette extension, le pays cherche à sécuriser son approvisionnement tout en réduisant sa dépendance aux importations de clinker, composant essentiel dans la fabrication du ciment.

La mise en service d’une troisième ligne de production permettra d’augmenter considérablement les capacités industrielles nationales. L’agrandissement de la clinkerie renforcera quant à lui la maîtrise locale de la chaîne de production. Une orientation qui s’inscrit directement dans la doctrine de souveraineté industrielle défendue par le Chef de l’État.

L’autre point fort de cette audience concerne l’élargissement de l’actionnariat de la production cimentière nationale. Ce choix traduit la volonté des autorités gabonaises de ne plus limiter leur rôle à celui de simple territoire d’accueil des investissements étrangers. Le Gabon entend désormais participer davantage au pilotage des secteurs industriels stratégiques.

Présent depuis plusieurs années dans le pays, le groupe CIMAF confirme ainsi sa position d’acteur structurant du secteur cimentier gabonais. Cette nouvelle phase marque moins une implantation qu’une consolidation industrielle à grande échelle.

Le projet affiche également un impact social important avec 1 400 emplois annoncés durant la phase des travaux et 500 emplois permanents en phase d’exploitation, soit un total de 1 900 emplois directs. Pour de nombreux jeunes Gabonais, ces perspectives représentent des opportunités concrètes d’emploi, de formation et de transfert de compétences techniques.

À travers ce partenariat, l’État gabonais affiche son ambition de produire davantage sur le territoire national, renforcer les capacités industrielles locales et faire des grands projets d’infrastructures un moteur durable de croissance et d’emploi.

Ethan De Sillon

Please follow and like us:
Pin Share

Leave a Reply

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *