À Bissau, la transition ouvre un nouveau chapitre. L’adoption de la nouvelle Constitution marque une étape décisive dans la recomposition du paysage institutionnel et dessine les contours de l’après-transition. Une évolution que Libreville suit avec attention et dont le président Brice Clotaire Oligui Nguema a tenu à saluer la portée, tout comme l’engagement du peuple bissau-guinéen en faveur de la stabilité et de l’État de droit.
Dans un message adressé jeudi au président de la Transition, le général de division Horta Inta-A Na Man, le chef de l’État gabonais a exprimé la satisfaction du Gabon devant cette avancée. Pour Libreville, l’adoption du nouveau texte constitutionnel constitue un jalon important dans le processus politique engagé à Bissau.
Au-delà de ce soutien, le Gabon réaffirme son attachement aux principes démocratiques et au respect des étapes devant conduire à un retour durable à l’ordre constitutionnel. Cette position s’inscrit dans une volonté plus large de consolider les relations entre les deux pays, fondées sur la coopération, la solidarité africaine et le partage d’expériences.
Cette séquence prolonge les échanges engagés le 18 août à Libreville entre Brice Clotaire Oligui Nguema et Horta Inta-A Na Man. Les deux dirigeants avaient alors placé au cœur de leurs discussions les enjeux de paix, de stabilité régionale et de transition politique.
Désormais, Libreville souhaite que le nouveau cadre constitutionnel serve de socle à l’organisation d’élections libres, transparentes et inclusives. Car si l’adoption de la Constitution constitue un tournant, elle ne saurait être l’aboutissement du processus.
Après le temps du texte vient celui des urnes. C’est dans leur capacité à traduire cette nouvelle architecture institutionnelle en légitimité démocratique que se jouera, en définitive, la solidité de la transition bissau-guinéenne et ses chances d’installer une stabilité politique durable.
Ethan De Sillon
