Garantir une eau saine, sécuriser les aliments et renforcer la veille sanitaire nationale. Telle est l’ambition du futur Laboratoire national des eaux et des aliments dont les travaux avancent à un rythme satisfaisant. En visite sur le chantier ce 20 juin 2026 à l’Institut d’Hygiène Publique et d’Assainissement (IHPA), le ministre de la Santé, le Pr Elsa Nkana Joséphine Ayo Épse Bivigou, a constaté l’évolution d’un projet appelé à transformer durablement le dispositif de contrôle sanitaire du Gabon.
Après l’étape du gros œuvre, place désormais aux finitions. Sur le site de l’IHPA, les bâtiments prennent forme et dessinent déjà les contours d’une infrastructure stratégique pour la santé publique.

Venue évaluer l’état d’avancement des travaux, la ministre de la Santé a pu mesurer l’ampleur d’un projet qui dépasse la simple construction d’un laboratoire. Derrière les murs qui s’élèvent se prépare un outil scientifique destiné à répondre à des enjeux majeurs : la qualité de l’eau, la sécurité alimentaire et la prévention des risques sanitaires.
Demain, cette structure de référence assurera le contrôle des eaux destinées à la consommation humaine. Eaux distribuées aux populations, eaux de forage ou encore ressources utilisées dans différents secteurs d’activité seront soumises à des analyses rigoureuses. L’objectif est clair : garantir aux citoyens une eau conforme aux exigences sanitaires les plus strictes.
Mais la mission du futur laboratoire ira bien au-delà. L’établissement deviendra également un centre névralgique de surveillance de la qualité des denrées alimentaires consommées au Gabon. Grâce à des équipements modernes et à des capacités d’analyse renforcées, il sera en mesure de détecter rapidement bactéries, contaminants chimiques ou autres substances dangereuses pour la santé.
L’infrastructure jouera aussi un rôle clé dans le diagnostic de plusieurs maladies d’origine alimentaire et zoonotique, notamment la grippe aviaire. Une avancée majeure dans un contexte mondial marqué par la circulation accrue des produits alimentaires et l’émergence régulière de nouvelles menaces sanitaires.
À travers ce projet, le gouvernement affiche sa volonté de doter le pays d’outils performants répondant aux standards internationaux. Il s’agit également de renforcer la capacité du Gabon à anticiper les crises sanitaires et à prendre des décisions fondées sur des données scientifiques fiables.
Lorsque ses portes s’ouvriront, le Gabon disposera d’un puissant instrument de contrôle et de protection sanitaire, capable de veiller chaque jour sur deux ressources essentielles à la vie, l’eau que l’on boit et les aliments que l’on consomme.
Ethan De Sillon
