Le passage de Germain BIAHODJOW à Port-Gentil a été marqué par une situation préoccupante autour du patrimoine foncier de Radio Mandji. Lors de sa visite sur le site, effectuée il y a plusieurs jours, le ministre de la Communication et des Médias a constaté l’occupation d’une partie du domaine affecté à la station.
Au centre du dossier se trouve le titre foncier TF n°1185, propriété de l’État. D’après les éléments présentés au ministre, une partie de ce domaine aurait été morcelée puis cédée à des particuliers et à des entreprises. La superficie concernée est estimée à 42 000 m².
Plusieurs parcelles sont désormais occupées et mises en valeur. Une résidence ainsi qu’une activité de jardinage figurent notamment parmi les installations présentes sur les espaces concernés.
Face à ce constat, Germain BIAHODJOW a entrepris de recueillir des informations sur l’origine de ces occupations. Une réunion d’information a ensuite réuni les différentes parties concernées afin de faire la lumière sur les conditions dans lesquelles les parcelles auraient été cédées.
La directrice provinciale de Radio Mandji, a exposé l’évolution de la situation foncière de la station. Elle a notamment relevé que les opérations de morcellement ont réduit l’emprise disponible pour le média public, jusqu’à l’enclaver sur une partie de son propre domaine.
Une plainte a été déposée auprès des services compétents. Il appartient désormais aux autorités concernées d’examiner les documents et les conditions dans lesquelles les différentes transactions ont été réalisées.
Les éléments recueillis devront permettre d’établir clairement la situation juridique des parcelles et de déterminer les suites à donner, conformément aux résultats des enquêtes.
L’affaire reste donc ouverte. Elle pose, plus largement, la question de la protection et de la gestion du patrimoine foncier de l’État affecté aux administrations publiques.
Edouard Dure
