Le président de la République, Brice Clotaire Oligui Nguema, veut inscrire la justice au cœur de la transformation de la Ve République. En présidant, ce 5 octobre 2026 au Palais de Justice de Libreville, l’audience solennelle de rentrée judiciaire 2026-2027, le chef de l’État a réaffirmé sa volonté de poursuivre la réforme de l’institution, aussi bien dans son fonctionnement que dans ses infrastructures et ses pratiques.
À travers cette nouvelle année judiciaire, l’enjeu dépasse en effet la seule modernisation matérielle des juridictions. Il s’agit également de renforcer l’éthique, la probité, l’impartialité et l’indépendance de la magistrature, tout en réaffirmant le respect de la loi. Une orientation qui place la responsabilité des magistrats au centre de la transformation engagée.
Dans cette perspective, le président de la République entend faire de la justice une institution plus accessible, plus efficace et davantage en phase avec les attentes des citoyens. La réforme doit ainsi se traduire dans le quotidien des justiciables : des décisions rendues avec impartialité, dans des délais raisonnables et sans distinction de statut ou de condition sociale.
Cette volonté se manifeste également dans le renouvellement de plusieurs postes stratégiques de la magistrature. Nommés à l’issue de la session du Conseil supérieur de la magistrature tenue à Port-Gentil, André Woraalonda a été installé Premier président de la Cour de cassation, Jean-Gaspard Mintsa Ondo Commissaire général à la Loi près le Conseil d’État et Pamphile Moussavou Ibouanga Premier président de la Cour des comptes.
À leurs nouvelles responsabilités, ces hauts magistrats ont placé leur action sous le signe de l’exemplarité, de la rigueur et du respect des règles éthiques et déontologiques. Leur installation s’inscrit dans la volonté affichée par le chef de l’État de donner un contenu concret aux réformes judiciaires.
Sur le plan matériel, plusieurs réalisations témoignent déjà de cette dynamique. L’ouverture du Tribunal d’Akanda et la livraison du complexe judiciaire du Tribunal de Libreville participent notamment à l’amélioration des conditions de travail et au renforcement de l’accès au service public de la justice.

Ainsi, la réforme portée par le président de la République se déploie à la fois sur le fond et sur la forme, moderniser les structures, améliorer le fonctionnement de l’institution et renforcer les exigences qui encadrent l’exercice de la magistrature. À l’ouverture de l’exercice 2026-2027, le cap fixé est donc celui d’une justice plus rigoureuse, plus accessible et capable de consolider durablement la confiance des citoyens.
Jean 1er
