Rendre compte du travail parlementaire, expliquer les réformes et écouter les préoccupations locales. C’est l’exercice auquel s’est livré le Vénérable sénateur Aurélien Ntoutoume Mebiame devant les conseillers municipaux et les chefs de quartier du 2ᵉ arrondissement de Libreville. Une rencontre à la fois pédagogique, ouverte et rassurante, qui a permis de rapprocher le Sénat des réalités du terrain.
Le mandat parlementaire ne se résume pas à l’hémicycle. Il implique aussi de rendre compte à ceux que l’on représente. C’est dans cet esprit qu’Aurélien Ntoutoume Mebiame, accompagné de sa suppléante, a présenté le bilan de la première session ordinaire du Sénat, tenue du 1er mars au 30 juin 2026.
Devant les conseillers municipaux et les chefs de quartier, l’élu a choisi une approche simple, expliquer avant de commenter, éclairer avant de convaincre. Son intervention a d’abord porté sur les fondements du travail parlementaire. Dans un Parlement bicaméral composé de l’Assemblée nationale et du Sénat, les élus participent à l’élaboration des lois, au contrôle de l’action gouvernementale et à l’évaluation des politiques publiques.
Mais le parlementaire est aussi un relais. Il recueille les préoccupations des populations et les porte auprès des pouvoirs publics. Cette fonction de proximité donne tout son sens à ce type de compte rendu, particulièrement lorsqu’il intervient au plus près des collectivités et des quartiers.

Le sénateur s’est ensuite attaché à rendre compréhensible le processus législatif. Lois organiques, lois de finances et lois ordinaires obéissent à des règles précises. Leur adoption repose sur un cheminement institutionnel qui va du dépôt du texte à son examen par le Parlement, avant sa promulgation.
L’intervention a également permis de mieux cerner les marges de manœuvre du parlementaire. Si le sénateur dispose d’un droit d’amendement, celui-ci demeure encadré par la Constitution. Certaines modifications peuvent être déclarées irrecevables, notamment lorsqu’elles entraînent une augmentation des charges publiques ou une diminution des recettes de l’État. Le sénateur a également évoqué la discipline partisane, qui peut parfois réduire la liberté d’action de l’élu lors du vote des textes.
Sur le bilan de la session, les chiffres donnent une idée de l’activité législative. Trente-sept textes ont été soumis au Sénat, onze projets de loi, vingt-trois ordonnances, une proposition de loi et deux résolutions. Vingt-trois textes ont finalement été adoptés, dont cinq projets de loi, seize ordonnances et deux résolutions.
Derrière ces données se trouvent des réformes qui touchent directement à la vie nationale. Elles concernent notamment la réorganisation des institutions publiques, la santé, l’économie numérique et les réseaux sociaux, les jeux de hasard, la nationalité, le foncier, ainsi que l’organisation de plusieurs établissements publics.
La réforme du secteur de la santé a notamment retenu l’attention. La réorganisation des centres hospitaliers universitaires, en particulier le Centre hospitalier universitaire Jeanne Ebori, a suscité des interrogations. Le foncier et la nationalité ont également figuré parmi les sujets au cœur des préoccupations exprimées.
Après cette présentation, la rencontre a pris une tournure plus interactive. Les participants ont eu l’occasion de poser leurs questions et de faire entendre leurs préoccupations au cours d’un échange franc et libre. Un dialogue direct qui a permis de mettre les textes votés en regard des réalités vécues par les populations.
Le sénateur a par ailleurs rappelé les grandes orientations présentées par le président de la République lors de son premier discours sur l’état de la Nation, prononcé le 15 juin 2026 devant le Parlement réuni en Congrès. Consolidation des institutions de la Ve République, redressement économique, transformation locale des ressources, développement des infrastructures, amélioration des conditions de vie, sécurité, bonne gouvernance et lutte contre la corruption figurent parmi les priorités évoquées.
Dans cette nouvelle séquence institutionnelle, le rôle du Parlement apparaît d’autant plus important qu’il doit accompagner les transformations du pays tout en restant connecté aux attentes de la population.
C’est précisément cette proximité qu’Aurélien Ntoutoume Mebiame a voulu incarner. Avec une parole accessible, un ton posé et une volonté manifeste de rassurer, le Vénérable sénateur a transformé son compte rendu en véritable exercice de pédagogie citoyenne.
Au-delà des textes adoptés et des chiffres de la session, le message est donc simple : le travail parlementaire doit être compris, discuté et confronté aux réalités du terrain.
En ouvrant ainsi le dialogue avec les conseillers municipaux et les chefs de quartier, le sénateur inscrit son mandat dans une logique de responsabilité, d’écoute et de proximité avec les citoyens.
Jean 1er
